Top 15 des choses absurdes auxquelles je pense quand je cours

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Entre le Podcast des Grosses Têtes de Philippe Bouvard et « Sous le soleil des guinguettes », album de Jean-Jacques Debout qui vient de sortir, idéal pour stimuler à battre tous les temps de référence, je profite également de mes sorties sportives pour penser à ceux que j’aime et faire l’ours en bon solitaire que je suis, au fond.

Je m’étonne parfois de l’absurdité de ce qui me passe par l’esprit ; moments d’ennuis lors des sorties longues, excès d’endorphines, hochement intensif du grelot dans ma tête, voire pathologie plus inquiétante… E. analysera cela mieux que moi. Je tenais donc à vous faire partager les délires et questions existentielles qui me hantent quand je cours. Un Top, comme aurait pu l’écrire N.

15 – Combien de temps puis-je tenir avec ce caillou dans la chaussure ou sans me gratter ce mollet qui me démange ? Y penser me donne envie de me gratter la cheville d’ailleurs. Et sous le pied aussi, tiens.

14 – C’est clair, je me sens trop bien. En rentrant, c’est pizza, coca et chocolat. J’y ai droit.

13 – 15km que je cours, il me reste 8km à parcourir jusqu’à chez moi. Avec un peu de chance je croiserais un ravitaillement ou une fontaine qui n’existe pas.

12 – Il faut que je coure avec un peu plus d’élégance, que j’élance bien la jambe et que ma foulée soit plus bondissante. On ne sait jamais, je pourrais croiser un pote que je n’ai plus vu depuis 10 ans ou une ex-petite amie, qui sait ?

11 – La facilité avec laquelle j’avale ces kilomètres aujourd’hui m’incite à penser que j’aurais pu être professionnel, voire briller aux Jeux Olympiques si, plus jeune, je n’avais pas préféré les filles, la musique et les chips. Et si j’accélérais un peu, peut-être que j’aurais quand même un niveau international, non ?

10 – Est-ce que j’arriverais à courir jusqu’au virage, en fermant les yeux, sans tomber dans le lac ? Allez, j’essaie, ça mettra un peu de piment à mon Run.

9 – Est-ce qu’il y a sur Terre, un autre con comme moi en train de courir le long du canal à 22h45 alors qu’il pleut et que le soleil s’est couché depuis belle lurette ?

8 – Ok je suis en pleine forêt, ok je suis loin de chez moi, ok je suis seul. Et si j’attrape la diarrhée par exemple, oserais-je me soulager dans la nature ? Ça se fait ou pas ?

7 – Sympa cette fermette. Tiens, si j’en rachetais une et que je la retapais ? Et les oies, si on les gardait ? En les gavant, peut-on avoir du foie gras aussi bon que dans le sud-ouest ?

6 – Ah, une branche sur le sol là-bas. Il faut que je l’enjambe avec le pied droit. 3 pas entre chaque arbre aussi. Impérativement.

5 – J’ai du rythme aujourd’hui mais il faut que j’accélère encore un peu. On ne sait jamais, on pourrait tenter de me doubler…

4 – Alors il me reste 4mn pour boucler 2km. Pas injouable.

3 – Sympa ce megamix de Real 2 Real et Black Box. Bon, au refrain, je dois avoir dépassé cet arbre.

2 – Même si je suis dans le Nord Pas-de-Calais, je ne peux pas écarter complètement l’hypothèse d’un alligator qui surgirait du canal pour m’attaquer. Et au fait, c’est l’ouverture de la chasse aujourd’hui. Les chasseurs tirent-ils lorsqu’ils voient un bandeau fluo se déplacer ? Dans quel champ vaut-il mieux que je me cache si quelqu’un se met à ma poursuite ?

1 – Bon, si par exemple j’étais un tueur en série, quelle serait la cachette la plus sûre pour dissimuler le corps que j’aurais préalablement découpé ?

Je tiens à préciser qu’aucun hôpital psychiatrique n’a jugé bon de me garder plus de 48h et que je ne prends ni drogue ni alcool avant de partir courir. Et je suis sûr que vous aussi, vous avez des tocs ou des idées farfelues lorsque vous courez, n’est-ce pas ?

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26 réflexions sur “Top 15 des choses absurdes auxquelles je pense quand je cours

  1. Oh oui, faisons des tops!
    Ceci dit quand je cours, j’ai plusieurs formules: Compétition, je m’engueule tout du long (ou presque) (mais surtout sur la fin); Sortie longue, je change un élément dans mon passé et je réinvente toute une vie, ça peut me prendre plusieurs kilomètres à tout mettre en place; Fractionnés: « Allez fais bip, allez fais bip, allez fais bip, … »
    Les autres sorties sont plus aléatoires.

    Sinon la 10 et la 4 sont magiques! J’adhère complètement!

  2. Enorme!
    Les idées farfelues: J’en ai plein la tête (Et pas qu’en courrant d’ailleurs!): J’aime que je crois que je peux courir un marathon en 4’45 parce que ca fait bien 15min que j’arrive à tenir la cadence! J’aime aussi penser à toutes les chose dont je n’ai pas beoin et me persuader qu’il me les faut absolument. Mais le plus dément c’est de penser aux tracas du bureau, je finis toujours par accélérer et pas qu’un peu, sans m’en rendre compte!
    Les tocs sont encore plus nombreux:
    – Je tiens absolument à courir maquillée (Juste le mascara … et qui ne manque pas de couler aux premières gouttes, … Je me maudis quand les yeux commencent à me piquer!)
    – Je modifie toujours ma foulée en passant sur les passages piétons
    – J’accélère quand on me double (surtout si c’est une femme!)
    – En compétition, je suis toujours à fond, à la limite de la rupture 🙂
    ..
    J’adore ta proposition 2, c’est ma préférée!
    Mystinguett

  3. Excellent post ! Pour ma part, les premières qui me viennent
    * Combien de temps je peux tenir a courir les yeux fermés ? Est-ce qu’en me mettant à l’interface route/bas côté je pourrais tenir la ligne droite ?
    * Est ce que la personne à l’autre bout du quai la bas vient dans ma direction ou court elle dans le même sens que moi ?
    * Quand je cours à contre-sens au parc de la tête d’Or, est-ce que je vais me taper quelqu’un au niveau d’un virage hyper feuillu qui cache toute visibilité ?
    * Est ce que j’arrive à courir sur ces pavés sans toucher les jonctions entre pavés ?
    * Jusqu’à quelle distance je peux me rapprocher des quais sans avoir peur de tomber ?
    Et encore d’autres en tout genre !

    • Excellent ! Je les collectionne aussi presque toutes. Même réflexe sur les pavés. Sur les plaques d’égout aussi d’ailleurs.
      J’ai un truc précis aussi : un sentier d’environ 1km fait de blocs de bétons d’environ 10m. Pour avoir l’esprit tranquille, je dois en passer au moins 10 à raison de 3 pas. Involontairement, ça me fait allonger la foulée et accélérer.

      • Salut tout le monde,
        La première chose à laquelle je pense est  » j’espère que je ne vais pas croiser un chien !  » La dernière fois j’ai vu un rottweiler en liberté sans muselière avec un autre chien ! J’ai flippé j’ai cru qu’il allait le bouffer !

          • Histoire de jouer avec vous: j’ai été attaquée par un chien de chasse… avant je me méfiais uniquement des chiens sans maître à proximité… j’ai revu ma position. Là, le maître en question était juste à côté et aboyait à son chien de me lâcher, sans grand succès. 😀 ça rejoint un peu ton 2 avec les chasseurs… On est du gibier…

            • Ah oui ! J’espère que tu n’as pas trop souffert.
              Je me méfie des maîtres qui tiennent leurs chiens de façon très lâches. J’ai eu plusieurs fois le coup du maître qui s’étonne que son chien, qui vient de me charger, « n’avait jamais fait ça avant ».

  4. Trop beau ton post, je me suis retrouver dans pas mal de trucs d’ailleurs… moi je parle tout seul quand je cours aussi, et j’adore le coup de la belle foulée si tu croises qq, je suis trop pareil…

  5. Mouahahah, il s’en passe des choses dans ta tête, ça doit pas être facile tous les jours 😀
    C’est drôle pcq le concept de serial killer, moi je le conçois dans l’autre sens : « si un serial killer m’attaque là maintenant, alors que je suis en pleine forêt, comment je fais ? Je bondis sur cette pierre et je lui plante la branche dans l’oeil ? » Ce genre de choses, mais bon c’est pas spécifique à la course, je suis en permanence à l’affût du moindre serial killer … :p

  6. Excellent ! Le coup de la foulée qui s’allonge en traversant une route, évidemment, je l’ai fait, pas plus tard qu’hier, quand une voiture m’a laissé passer !
    Moi je pense plutôt à ma route: est ce que je vais à droite, à gauche. Si je vais tout droit, je vais dans telle rue, ça m’allonge de tant… Ou au contraire, c’est un raccourci.
    Mais jusqu’à present, je ne courais pas vraiment seule. je courais avec mes cops, alors on avait toujours un truc à se raconter …. En septembre, on aura 2 mois de vacances à se raconter. il nous faudra au moins 4 sorties en effort fondamental le temps de tout se dire !!!!

    • Tu cours avec un plan de bataille en fait ! Et courir en groupe, c’est quand même vachement bien.
      Fais-moi plaisir, avec tes cops, interdisez-vous de vous raconter vos vacances tant que vous n’avez pas atteint une distance ou une vitesse !

  7. J’ai repensé à ton post lors de mon dernier « long » run après m’être imaginé qu’un Rat sortait du fossé et commençait à me poursuivre pour me choper le mollet. Un bon moyen d’accélérer la cadence 😛

    • Ah oui, je connais cette pensée là. Mais je crois sincèrement que ça risque de m’arriver ! Ou dans une émission de télé-réalité je crois, j’avais vu que dans la jungle, il fallait courir jambes tendues sans remonter le pied à l’arrière pour ne pas que les araignées s’accrochent au mollet.
      Sur certains passages broussailleux, j’applique cette méthode. On ne sait jamais 😉

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