Sur la digue

photo (5)NikeDunkerque

S’il est une raison, une seule, pour laquelle j’adore la course à pied, en dehors des compétitions où je m’éclate à taper dans la main des enfants, c’est bien la découverte de nouveaux parcours et environnements différents de mon QG de course, au bord du canal, non loin de chez moi.

Je profite ainsi de nombreux déplacements en bagnole pour m’arrêter sur des sentiers que mes baskets sales n’ont pas encore foulés.

Hier, en l’occurrence, j’ai fait un crochet par Dunkerque, commune dont mes proches ont une image bien terne.

Mais Daddy The Beat affectionne particulièrement Dunkerque.

En effet, c’est quand même là où le gosse de quartier que j’étais a passé de nombreux étés à jouer au foot sur la plage, à écouter des sosies d’Indra ou de Benny B chanter sur le podium du camion publicitaire d’une radio pour jeunes, à draguer miss camping, à se faire frapper parce qu’il draguait miss camping, à zoner sur les bancs de la digue Nicolas II avec son meilleur pote ou à sévir sur les terrains de pétanque…

Une époque qui rappelle les t-shirts Fido Dido, Acid/House ou LC Waikiki, les Walkmans Aiwa, les jeux Arcade ou les salopettes en jean portées torse nu.

C’est donc avec une certaine émotion que je me suis lancé à l’assaut du bord de mer, environ 4km de Dunkerque à Leffrinckoucke, en passant par Malo-les-Bains, l’aller-retour couru plusieurs fois pour assurer une séance bien consistante de 23km.

L’occasion aussi de faire des infidélités à Runkeeper et (re)tester Nike+. J’ai été assez convaincu sauf pour ce qui est des options de partage puisqu’il n’arrivait pas à synchroniser sur Facebook et il me sélectionnait par défaut un profil Twitter que je n’utilise que pour mes autres passions, à savoir le tuning, les concours de beauté pour chats et quelques échanges avec des cougars à propos desquels je ne souhaite pas trop m’attarder. J’avais même enfilé mes vieilles Nike Pegasus 29 chéries.

A ma plus grande surprise, la première éolienne installée en 1991 a été démontée. Beaucoup de vent en tout cas, qui soufflait fort dans mes oreilles l’air de Ride Like The Wind, chanson de Christopher Cross, reprise la même année par East Side Beat. Ça c’est pour la nostalgie.

J’ai pris plaisir à suivre le rythme que m’imposait le vent, trottant cahin-caha quand il était de face, et lâchant les chevaux quand il était dans le dos.

Surtout, j’ai fait le plein de soleil et de souvenirs délaissés autrefois face à la Mer du Nord.

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14 réflexions sur “Sur la digue

  1. Moi aussi j’aime la course à pied (notamment) pour découvrir de nouveaux paysages! même si souvent je ne bouge pas de ville ni presque de quartiers! mais parcourir son quartier ou arrondissement ou encore ses collines toutes proches en course à pied est magique et chaque nouvelle rue et nouveau sentier semble montrer un nouveau paysage!
    un billet qui pourrait me faire penser à Proust et son fido dido (oups et sa madeleine)!
    en tous cas je découvre ton blog et j’adhère à 100% à ton écriture! vivement le prochain post 😉

    • Merci infiniment ! Je suis très heureux aussi d’échanger avec toi sur Twitter et de lire tes exploits sur ton blog. Ton commentaire me fait penser qu’il y a peu, j’ai participé à un jeu urbain (sorte de jeu de gendarme et voleur) dans le centre de Lille. En fait, on s’est vite retrouvé à trottiner dans les ruelles du Vieux-Lille. C’était vraiment chouette et ça m’a donné envie d’y faire un run à l’occasion.

  2. Pingback: Je suis un Runner fanatique |

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